Une étude du CXP révèle le peu de confiance qu'ont les entreprises dans la qualité de leurs données : vite, la GDS à la rescousse !
Rédigé par : Nicolas Corouge, le 20/06/11.
Pointée du doigt par une récente étude du CXP, la confiance des entreprises en leurs données informatiques, pourtant cruciales, demeure faible. Un paradoxe inquiétant aux solutions qui pourraient venir de l'entreprise étendue.
Deux tiers des entreprises françaises ont une confiance limitée dans la qualité de leurs données". La conclusion de l'enquête commanditée par Data Flux et réalisée par le CXP est sans appel pour une composante aussi fondamentale du Système d'Information de Gestion.
Si les causes et les conséquences de la mauvaise qualité des données - notamment des référentiels centraux tels que produits, prix, clients et fournisseurs - sont aujourd'hui connues et chiffrées, les remèdes, pourtant à portée de main des décideurs, ne suscitent pas un grand volontarisme au sein des entreprises. Un paradoxe au vu de l'amélioration opérationnelle très significative que constatent les usagers d'une gestion plus qualitative des données.
L'initiative d'une gestion sérieuse et qualitative des données en interne aux organisations pourrait bien naître des attentes des partenaires de l'entreprise étendue, à l'instar des ténors de la Grande Distribution qui, pour améliorer leurs propres données de référentiels, exigent de leurs fournisseurs de produire les leurs selon des normes de qualité du contenu, de présentation et de transmission contrôlables électroniquement. Parmi les moyens aujourd'hui répandus, le passage à la "Global Data Synchronisation" (GDS, standard de GS1 pour la synchronisation des données produits et tarifs dans le monde de la distribution), est privilégié par tous les grands distributeurs français et constitue un bond spectaculaire dans l'amélioration de la qualité des données tant pour les distributeurs que pour leurs fournisseurs industriels qui s'y sont astreints.
Les principes fondateurs de la GDS, s'ils sont issus du secteur de la Grande Distribution, répondent en réalité aux problématiques générales d'amélioration de la gestion des données, telles que :
- La centralisation : gérer un référentiel maître où chacun trouve ou met à jour en un point unique l'information produit dument contrôlée, validée et publiée
- L'automatisation : éviter les charges de ressaisies, mettre à jour et propager instantanément l'information au sein du SI, augmenter les taux d'intégration et d'interfaçage automatique des documents électronique, accélérer la diffusion de l'information vers les partenaires
- La fiabilisation : éviter les erreurs de ressaisie, s'assurer que les données soient univoques et intelligibles pour tous au travers de sémantiques métier, diminuer les litiges commerciaux et logistiques.
En plus de satisfaire aux exigences de leurs clients, la mise en œuvre de la GDS permet aux industriels d'améliorer en interne la qualité de leurs données qui font ainsi de nécessité vertu. Si peu d'entreprises sont aujourd'hui soumises à ce type de normalisation en dehors du secteur de la Grande Distribution, toutes doivent néanmoins faire face aux même symptômes consécutifs à la mauvaise qualité des données, auxquels précisément elles répondent : pourquoi ne pas s'inspirer des remèdes qui marchent chez les autres ?
Références :
Source CXP :
http://www.cxp.fr/gespointsed/imgbreves/CP_CXP_DataFlux_survey_090611.pdf
Source GS1 :
http://www.gs1.fr/gs1_fr/layout/set/print/layout/set/print/standards_gs1__1/synchronisation_informations_produits/les_catalogues_electroniques/introduction
Source Connectiv-IT :
http://www.connectiv-it.com/assets/files/C-IT/2009.01%20-%20CIT%20-Rois_de%20la%20supply%20chain.pdf
